Fut une époque où la socialisation se passait sur le perron de l’église. On y discutait du nouveau règlement municipal, on se partageait nos photos de voyage ou du petit nouveau dans la famille. Certains y partaient des rumeurs. Bref, le perron d’église était le centre de l’humeur de bien des municipalités.
Les communautés sont maintenant éclatées. On peut être Shawiniganais, mais en habitant le Plateau-Mont-Royal. Toutefois, bien qu’éparpillées à travers les continents, nous ressentons toujours le besoin de nous regrouper. De sentir que nous sommes membres d’une communauté. De se commémorer les souvenirs d’enfance écolière ainsi que de renouer avec des gens qui ont marqué notre adolescence. À mon avis, c’est ce que parvient à recréer Facebook. Le site n’est pas nécessairement le moyen idéal de communiquer, mais au moins, il permet de rester connectés.
Réinventer le réseau social économique
En affaires, Facebook est devenu un outil essentiel, et ce, à plusieurs niveaux d’utilisation. Une grande majorité de mes clients me contactent directement par l’outil de courriel du site, plutôt que par mon adresse régulière. J’utilise d’ailleurs les fonctions de groupes secrets pour réaliser des « focus groups » avec des personnes qui ont le mandat de critiquer des réalisations photographiques pour un client. Groupe auquel le client peut collaborer et suivre les commentaires.
Aussi, la hiérarchie dans la négociation et la vente s’est modifiée. J’ai accès aux vrais décideurs et non à un employé qui va interpréter ma présentation à son supérieur, qui lui, par la suite, va expliquer son interprétation qu’il fait de l’interprétation de son employé. Ouf! Vous conviendrez que cet accès direct change la façon de faire des affaires, mais aussi, le processus de partage d’information dans le cadre d’une entreprise.
Mon expérience personnelle me permet d’énumérer des dizaines d’exemples qui m’ont permis d’obtenir des contrats, dans mon secteur d’activité, avec la simplicité et la rapidité qu’aucun autre moyen n’est parvenu à égaler présentement. Exception faite : le téléphone, qui semblerait-il existe encore!
Mais aussi, beaucoup de mes interventions « bénévoles » ont permis à des contacts d’obtenir des informations qui ont mené à des contrats. Simplement en partageant l’information des autres.
Perte de temps ou gain?
C’est une question de perception et d’adaptation. Rapidement, j’ai modifié ma façon de faire, en fonction de bien intégrer les médias sociaux dans mon processus quotidien. C’est devenu instinctif et transparent, mais il faut aimer ça.
Je ne peux qualifier mon intérêt pour des outils comme Facebook comme une perte de temps. En 2010, j’ai eu des ventes approximatives de 20 000 $ grâce à ce seul site de réseautage. Mais, au-delà de la partie pécuniaire, la force et la diversité du réseau social que je développe sont très intéressantes sur le plan du partage de savoir et d’information qui en résulte.
Bien que ce soit mon réseau, mes interventions sont rarement liées à ma vie personnelle. Je retransmets l’information de ma communauté. Je cherche et partage des liens vers des initiatives intéressantes, vers des profils d’entrepreneurs ou vers des articles. En fait, je crée peu de contenu moi-même. Je ne clique que sur le bouton « Partager ». Donc, c’est une tâche facile dans mon quotidien, qui consistait déjà à 2 heures de veille d’information.
En termes de temps et de productivité, je dois répondre ou contrôler une centaine d’interventions quotidiennement. Donc, il faut éviter l’inutile pour prioriser des interventions qui rentabilisent le temps destiné à l’opérer.
Créer le momentum
Beaucoup d’organisations ont saisi l’importance qu’est Facebook actuellement. Mais beaucoup l’utilisent de la mauvaise façon. Le contenu est souvent promotionnel et trop unidirectionnel. Ces actions ne créent pas d’interactions efficaces. Ce n’est pas de votre entreprise dont il faut parler, mais bien de transmettre des contenus qui plairont à votre réseau social qui s’intéresse à votre secteur d’entreprise. Tant de pages sont vides et sans contenu intéressant. Mais, afin de conserver l’audience de votre réseau, il faut mettre en place un processus de mise à jour qui doit créer plusieurs interactions quotidiennement.
Vous manquez de ressources, de connaissances ou de temps, pourquoi ne pas confier le mandat à un sous-traitant spécialiste des médias sociaux. Une telle ressource aurait le mandat d’animer et de coordonner les interactions de votre page en fonction d’un cadre défini.
Mon réseau Facebook
Même si je suis dans le secteur des communications interactives et numériques depuis 1994, mon incursion dans les médias sociaux a débuté en 2007, alors que je venais de lancer le projet J’aime Shawi. Ce projet, via son site web , était destiné à regrouper virtuellement des Shawiniganais dans un lieu de partage, de collaboration et d’échange virtuel. Dans son concept, chaque membre pouvait gérer son compte personnel ainsi qu’une page de profil. L’outil social permettait aussi de faire des demandes de connexions avec des amis et aussi de pouvoir partager des commentaires sur le profil d’un ami. Le concept vous dit quelque chose ?
Lors de la création de cet outil de collaboration citoyenne, je réfutais les outils comme Facebook dans mon quotidien déjà bien occupé. En fait, j’avoue que j’ignorais l’utilité de ce site. Quelques années plus tard, loin de moi l’idée de regretter ce changement de perception. Dans un point de vue professionnel, chaque semaine sans Facebook sera une semaine à rattraper plus tard. C’est inévitable.
Le patrimoine partagé sur ce site, photos, contacts, statuts feront en sorte qu’il durera plus longtemps que les autres. Aussi bien s’en servir!










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